Sauvegarde de la tour mauresque de Berder : un amer, une borne géodésique

On connaissait l’intérêt patrimonial de la tour mauresque de l’île de Berder. Son rôle d’amer pour les marins est toujours présenté sur les cartes marines : pour entrer dans le golfe, alignement au 41° entre le Faucheur et la tour de Berder. Conclusion : la tour de Berder est bien un amer dont la pérennité est indispensable à la sécurité des marins.

Le journal de Larmor & Baden révèle aujourd’hui, documents à l’appui, que la Tour Mauresque est équipée d’un point géodésique matérialisé, une borne soumise à un régime de protection particulier.

Voir l'article ici

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Réponse au communiqué de l’association Larmor Baden Durable publié le 6 octobre 2021 dans le Télégramme

Dans un communiqué du 6 octobre 2021, l’association Larmor Baden durable, créée à l’initiative de Monsieur Bertholom, Maire de Larmor Baden pour soutenir le projet d’hôtel de luxe à Berder, s’en prend aux associations environnementales agréées qu’il accuse de «mensonges et désinformation » par la voix de son président Pierre Violo, entrepreneur cimentier parisien.

Monsieur Violo déclare venir « au soutien de la Mairie » dans son appel concernant l’annulation partielle du PLU de Larmor Baden.

Monsieur Violo annonce que « Berder pourrait ne plus être accessible, regrette que l’île soit classée espace remarquable, soutient que le sentier côtier serait menacé si l’AOT ( autorisation d’occupation temporaire ) accordée au propriétaire de l’ile n’était pas renouvelée.

Il s’agit là d’une série d’approximations et d’inexactitudes qu’il convient de souligner :

1) le Maire de Larmor Baden et Monsieur Violo font l’amalgame entre l’action contre le PLU de Larmor Baden et les actions qui concernent l’hôtel de luxe, la Pêcherie et le sentier côtier.

La première ne concerne pas uniquement Berder, mais aussi tout un dispositif du PLU maintenu par le tribunal et qui pourtant comporte de graves lacunes environnementales. L’appel du maire de Larmor Baden du 9 septembre 2021 porte sur le jugement du tribunal administratif annulant partiellement le PLU. Il est intéressant de constater que dans les contentieux spécifiques à l’hôtel de luxe et à Berder, ni le Maire Bertholom ni Monsieur Giboire n’ont déposé en près de 10 mois aucune conclusion en réponse aux mémoires des Associations !

2) Sur l’affirmation : « Berder pourrait ne plus être accessible »

Cette affirmation est parfaitement fantaisiste. En effet le passage se situe sur le domaine maritime inaliénable de l’État. Celui-ci peut en confier l’entretien au propriétaire de l’île qui en bénéficie au travers d’une AOT. C’est actuellement le cas pour Berder : L’accès du public à Berder est un droit inaliénable comme le sentier côtier qui en fait le tour au titre d’une servitude légale qui existe sur tout le littoral français !

3) Sur l’affirmation : « L’ile de Berder est classée espace remarquable intégral »

Cette affirmation est inexacte : c’est le tribunal administratif de Rennes qui a considéré que Berder devrait être classé «espace remarquable» dans le PLU de la commune. Monsieur Bertholom ayant fait appel de cette décision, il appartiendra à la cour d’appel de Nantes de la confirmer ou non. Si la décision du tribunal est confirmée par la cour, il appartiendra encore à la collectivité d’intégrer cette qualification d’ « espace remarquable » dans son nouveau PLU.

4) Sur l’affirmation : « le sentier côtier est menacé».

Le sentier côtier est une servitude légale et publique qui ne peut en aucun cas être confisquée ou détourné par le propriétaire. Une action est actuellement conduite par les associations pour obliger Mr Giboire à restituer l’intégralité du parcours du Sentier.

5) Sur l’occupation des deux bâtiments de la Pêcherie à titre privé par Monsieur Giboire :

C’est précisément pour permettre cette occupation que Monsieur Giboire a détourné le sentier côtier. Elle est illégale car ces deux bâtiments sont dédiés aux activités maritimes par l’AOT délivrée au propriétaire; de plus, l’un des bâtiments est situé pour les deux tiers sur le domaine public maritime. L’autre ne peut changer de destination pour devenir une résidence privée.

Communiqué en réponse au Télégramme, de l’ Association Qualité de la Vie à Larmor Baden.

Siège social : 26, rue du Moulin 56870 Larmor Baden.
François Crézé
Président

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Larmor Baden - Annulation partielle du PLU

Ce lundi 12 juillet, le tribunal administratif de Rennes a annulé le délibéré du 4 juin 2018 par lequel le conseil municipal de Larmor-Baden avait voté son Plan local d’urbanisme. Le recours auprès du tribunal était porté par la Fédération d’associations de protection de l’environnement du Golfe du Morbihan et l’association Qualité de vie à Larmor-Baden.

Jugement à consulter ici

Berder « espace remarquable » : le tribunal relève de nombreux points, notant ainsi que « compte tenu de ses richesses écologiques, l’île de Berder doit être regardée comme un espace remarquable » (...). Et que « la seule présence de ces quelques constructions n’est pas de nature à ôter à l’ensemble du site de Berder son caractère remarquable, qui forme un espace insulaire cohérent dont aucun secteur ne peut être disjoint ».

Voir ici l'article du Télégramme

Voir ici l'article du Figaro

EELV se réjouit de la décision du tribunal administratif (voir ici l'article du Télégramme)

Les Amis du Golfe du Morbihan qui ont soutenu l'action de l'AQVLB publient un article : Voir l'article ici

Suite à cette décision, le groupe Giboire a fait connaître sa décision : "Le projet hôtelier ne se fera pas"

Voir ici l'article du Télégramme

Voir ici l'article de Ouest France

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Manifestation du 3 juillet 2021 à Larmor-Baden : Préservons Berder !

Intervention de François CRÉZÉ au nom des 18 association portant recours contre le projet Giboire.

Je porte la parole de 18 associations agréées de défense de l’environnement qui tentent d’empêcher le bétonnage de Berder et sa déforestation, les atteintes à sa biodiversité par la création d’un hôtel de luxe et d’un parking de 97 véhicules ....

Il s’agit de :
- La Fédération d’associations FAPEGM qui regroupe à elle seule 17 associations de défense de l’environnement.
- Les Amis du Golfe du Morbihan.
- Les Amis des Chemins de Ronde
- L’Association Qualité de la Vie à Larmor Baden.

Pour la défense de Berder, les associations ont été contraintes d’engager diverses actions complémentaires :

Hôtel de luxe (+ 30% de béton) et son parking de 97 places automobiles :

Le permis de construire accordé par Denis Bertholom au groupe Giboire a fait l’objet d’une action en annulation devant le tribunal administratif porté par 20 associations environnementales. Huit mois après ces actions, le groupe Giboire et le maire Bertholom n’ont fait valoir aucun argument de défense, retardant d’autant l’issue du dossier.

Ce permis de construire a été accordé par le maire de Larmor Baden au groupe Giboire sur le fondement du PLU.
Or le PLU a fait l’objet d’un recours en annulation soutenu par la FAPEGM qui regroupe 17 associations environnementales.
Ce PLU traite largement de Berder en ce qu’il autorise 30 % de béton en plus, une déforestation partielle de l’Ile et la création d’un parking automobile de 97 places.
Un référé mené par les associations a permis de geler la déforestation programmée par le PLU en ce qu’il réduisait la surface de forêt protégée à 10 % contre 70 % de forêt réelle. Une tentative du groupe Giboire de détruire 3600 m2 de forêt pour y installer un premier parking a pu ainsi être empêchée.
L’annulation totale ou partielle du PLU de Larmor Baden requise par le commissaire du gouvernement à l’audience du tribunal administratif pourrait porter un coup fatal au projet Giboire.

L’accès et le sentier côtier :

Par diverses démarches administratives et actions judiciaires, les associations ont tenté d’obtenir le rétablissement intégral du sentier côtier sur le pourtour de l’île, pour l’instant sans succès car ni le préfet ni le maire n’ont agi pour son rétablissement intégral.
Pourtant, il est aujourd’hui établi que le sentier côtier de Berder est une servitude légale de passage et qu’il a été détourné par Michel Giboire pour privatiser et occuper illégalement le domaine de la pêcherie.

Le bâtiment de la Grande pêcherie:

Ce bâtiment situé au nord de l’île a été construit pour les deux tiers sur le domaine public maritime. Il ne peut être accaparé par Michel Giboire pour en faire sa résidence privée car il s’agit d’un bâtiment dédié exclusivement aux activités maritimes.
Les associations ont demandé au préfet de dresser procès-verbal de contravention de grandes voiries contre Monsieur Giboire .
À défaut de réponse du préfet, les associations ont déféré le préfet devant le tribunal administratif.

Le bâtiment de la petite pêcherie

Ce bâtiment est la propriété privée de Monsieur Giboire. Il s’agit d’un ancien hangar qui n’a jamais servi à l’habitation. Monsieur Giboire ne peut changer la destination de ce bâtiment pour en faire sa résidence privée.
Il a cependant récemment obtenu du maire de Larmor Baden une autorisation de travaux lui permettant de changer la façade du bâtiment pour lui donner l’apparence d’une habitation.
Les associations ont attaqué cette autorisation de travaux devant le tribunal administratif. Le dossier est en cours.

La Tour mauresque

Cette tour emblématique appartient à Monsieur Giboire. Elle n’est pas protégée en tant que telle aux dires des services de l’État.
Elle s’est effondrée partiellement il y a quelques mois, et le groupe Giboire , malgré sa promesse après une visite de l’architecte des bâtiments de France n’a entamé aucun travaux de confortement...

Propos de l'avocat Erwan Le Cornec sur le PLU

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SÉCURISATION DE LA DIGUE DE PEN EN TOUL

Arrêté préfectoral du 29 avril publié le 3 mai 2021

BRET 02 - Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement(DREAL) / Service prévention des pollutions et des risques • 56-2021-04-29-00006 - Arrêté préfectoral du 29 avril 2021 portant prescriptions spécifiques en application de l’article L.211-5 du code de l’environnement relative aux dispositions à prendre en urgence sur la digue de Pen en Toul (2 pages)

Rappel : cette digue est un des deux seuls accès routiers à Larmor-Baden et c’est un ouvrage entière propriété inaliénable et imprescriptible du Conservatoire du Littoral.

C’est un point critique évident immédiatement vis à vis de la zone submersible à l’arrière, mais c’est aussi un verrou majeur pour les entrées sorties de la commune, dont il faut reconnaître une fois pour toutes qu’elle est de ce fait une presqu’île, et prendre en compte ce caractère pour toute option d’urbanisme et les activités associées avec une vraie perspective de développement durable.

Cette information était suffisamment importante, puisqu’elle concerne la vie de tous les jours, pour être diffusée par la mairie, au moins en séance publique du conseil municipal.

L’arrêté vise des mesures d’urgence dans l’attente de solution pérenne. Dans un délai de 7 à 15 jours, soit pour le 18 mai 2021, le conservatoire du littoral devait compléter ses travaux au niveau des vannes et déposer des documents et avis, au titre des articles 1, 2 et 3 de l’arrêté,

Aucune information à ce jour sur les conclusions.

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AFUL - Rejet du pourvoi au Conseil d'État

L'aventurisme du maire de Larmor Baden à nouveau stoppé !

Le pourvoi de la commune de Larmor Baden  concernant  le lotissement AFUL de Pen en Toul est rejeté par le Conseil d’État comme irrecevable et non sérieux.

Voir ici l'arrêt du Conseil d'État

Ouest-France du 26 juin 2021 a publié un article avec pour titre "Le Conseil d'État protège Pen-en-Toul". Voir cet article ici

Voir aussi sur ce sujet l'article du Journal de Larmor Baden & Baden "ÉCHEC ET MAT POUR DENIS BERTHOLOM"

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Denis Bertholom, du rapport de force permanent aux jérémiades à la barre du tribunal.

Scène pour le moins cocasse ce vendredi 18 juin au Tribunal administratif de Rennes lorsqu’après deux heures au cours desquelles le rapporteur public s’est attaché à étriller point par point le PLU scélérat de la commune soigneusement élaboré par Denis Bertholom pour satisfaire, en affidé docile, aux caprices de son ami Michel Giboire, le Maire de Larmor-Baden, accablé dans son fauteuil, s’est soudainement permis une prise de parole du plus mauvais effet.

S’avançant péniblement à la barre il s’est alors fendu de quelques jérémiades, pleurnichant sur les malheurs que lui procurent la loi littorale, les espaces Natura 2000 et autres dispositifs de protection de l’environnement qu’il n’a cessé de piétiner en 13 ans de mandat. Denis Bertholom a l’art de se victimiser pour masquer ses propres défaillances. Une posture qu’il ne manque pas de servir à la clique d’identitaires larmoriens qui lui sert de base électorale mais dont on peut douter qu’elle suffise à amadouer les juges.

Car le personnage est connu des tribunaux devant lesquels il ne cesse de se répandre, systématiquement pour y être désavoué. Dans la même semaine, c’est un autre rapporteur public, celui du Conseil d’État, qui l’a renvoyé lui aussi dans les cordes considérant le permis d’aménager au Moulin « totalement illégal » confirmant ainsi la décision de la cour d’appel de Nantes dont Denis Bertholom avait eu le toupet de considérer qu’elle avait commis des erreurs de droit !

Des erreurs de droit… Alors qu’il n’a de cesse de le bafouer sciemment. En février dernier ce même Conseil d’Etat avait jugé tout aussi illégal le permis de construire accordé par la commune au camping Ker Eden. Il s’agissait alors d’édifier un bâtiment d’accueil, un complexe sanitaire et une piscine, pile dans la bande des 100 mètres, prévue par la loi littorale !

Maître Erwan Le Cornec, qui représentait les associations ce vendredi à Rennes n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler qu’en quarante ans d’application de la loi littorale, pas un seul Maire de Larmor-Baden, n’avait su la respecter. Su ou voulu ?...

Inutile de dérouler davantage encore les décisions de justice rendues sur l’aménagement de la commune depuis l’investiture de son Maire en 2008. Elles ne sont qu’une longue litanie de camouflets dont Denis Betholom n’aura jamais voulu tirer quelques enseignements. « S’il faut aller en justice, on ira, ça ne me dérange pas » lançait-il bravache dans le Télégramme il y a quelques mois. Ne lui vient-il pas à l’esprit que cela commence peut-être à déranger une partie croissante de ses administrés, fatigués de voir la commune se ridiculiser et dilapider les deniers publics dans des aventures judiciaires que les assureurs de la Mairie ont d’ailleurs décidés de ne plus couvrir ?

Denis Bertholom s’obstine à considérer la commune comme son jouet, les tribunaux comme une cour de récréation où l’on joue tantôt les fiers à bras, tantôt les victimes et les conseils municipaux comme un défouloir où l’on critique violemment les juges et leurs décisions avant d’insulter proprement ceux qui ont eu l’outrecuidance de les saisir pour solliciter un arbitrage. S’il peut se prévaloir de la légitimité des urnes, elle ne lui a pas non plus été confiée pour satisfaire son petit égo et laisser libre cours à son appétence pour le conflit permanent.

Même s’il n’est pas aidé par ses adjoints, Denis Bertholom ne méconnait pas la loi, il s’assoie dessus délibérément sachant pertinemment que ses décisions iniques en matière d’urbanisme lui vaudront de longs combats judiciaires dont il sortira défait. Lorsqu’il accorde tel permis de construire ou d’aménager, lorsqu’il élabore le PLU de sa commune, il ne pense pas même une seconde que sur un malentendu ça peut passer, il s’enferre dans un rapport de force permanent contre les juges, contre les associations, qu’il ne manquera pas alors de désigner d’un doigt inquisiteur comme les « fossoyeurs de la commune » selon la formule consacrée par l’un de ses illustres adjoints. Impuissant à enrayer le lent déclin de son village, indifférent à son sort puisqu’il n’est qu’un faire-valoir pour satisfaire d’autres ambitions, Denis Bertholom aime s’inventer des adversaires sur lesquels il peut se défausser pour leur imputer la responsabilité de ses échecs.

Samedi 26 juin, Violo, Guyomard et leurs moutons viendront eux aussi verser quelques larmes hypocrites sur le devenir du village à l’occasion d’un rassemblement qui appelle à célébrer « 30 ans de blocage ». Nul doute que les quelques meneurs de cette kermesse parviendront à souder leur auditoire dans une haine commune de quelques associations dont on oubliera opportunément qu’elles n’ont pour objet que de faire valoir le droit, qu’elles n’enterrent pas elles-mêmes les projets de la commune mais que c’est la justice qui le fait.

Denis Bertholom posera certainement un petit sourire narquois sur ces festivités qui tombent à point pour faire oublier le marathon judiciaire de cette semaine. Un épilogue salutaire qui viendra éprouver une nouvelle fois sa petite stratégie politicienne. La boucle sera bouclée. Après tout, pourquoi se priver ? A Larmor c’est si facile !

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Le Plan local d’urbanisme devant le tribunal

Ouest France, Angélique CLÉRET. Publié le 19/06/2021

Une association ( ndlr - en réalité, ce sont quatre associations) demande l’annulation totale du Plan local d’urbanisme de Larmor-Baden (Morbihan), adopté en 2018. Elle s’oppose au projet d’urbanisation de l’île Berder, achetée par Michel Giboire, président du groupe président du groupe éponyme.C’est un projet d’hôtel qui créé du remous, dans la petite commune de Larmor-Baden (Morbihan), 870 habitants, près de Vannes. Sur l’île Berder, joyau situé à 80 mètres de la côte bretonne, le groupe Giboire projette de construire un établissement de luxe, de 80 chambres. Des opposants montent au créneau, craignant que le projet dénature l’île.

De façon générale, ils s’opposent à l’urbanisation, sur la petite île qui présente une très grande biodiversité. La commune est notamment concernée par deux sites Natura 2000. Et par la Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale.

« Trop de surfaces constructibles »

L’association Qualité de la vie à Larmor-Baden (AQVLB), créée au tout début des années 1990, demande l’annulation pure et simple du Plan local d’urbanisme (Plu) qui a été approuvé par les 14 membres du conseil municipal, le 4 juin 2018. Elle a déposé un recours devant le tribunal administratif de Rennes, qui a l’a examiné en audience publique, ce vendredi 18 avril 2021. « Les impératifs de protection de l’environnement, du paysage et du patrimoine sont importants », a appuyé le rapporteur public, en exposant les circonstances de l’affaire.

Il s’est prononcé pour l’annulation partielle du Plu. Mais cela aboutirait à un « mitage », selon Me Erwan Le Cornec, avocat au barreau de Quimper. « Une telle décision créerait des difficultés invraisemblables et une extension en discontinuité de l’urbanisme. » L’association qu’il représente dénonce l’absence d’extension limitée de l’urbanisation. « Trop de surfaces constructibles sont permises par le Plu. » Elle aurait souhaité que toute l’île Berder soit classée en espace littoral remarquable (sauf les bâtiments existants). Par ailleurs, il aurait fallu, selon elle, « que tous les espaces boisés soient classés ».

L’avocat fustige aussi l’attribution de permis de construire dans le secteur de Trévras, qui conduit à « l’identifier comme un village. Or cela est très dangereux. »

« On limite la densité »

Pour la défense de la commune, « le Scot (schéma de cohérence territorial) l’identifie comme un village », depuis 2020. L’avocat Me Charles Donias oppose également, s’agissant de l’île Berder : « Quand on autorise l’extension et pas les nouvelles constructions, on limite la densité. L’extension d’une construction existante n’est pas une extension de l’urbanisation. Elle n’est pas contraire à la loi Littoral. »

Il précise aussi que « le Plu, avec bon sens, limite les espaces boisés classés, pour ne pas contrevenir à la conservation et à la préservation des espaces patrimoniaux que sont les sites néolithiques », par exemple le tumulus d’Etal-Berder. Il observe par ailleurs qu’« on a tous les jours des jurisprudences d’annulation partielle du Plu ».

Mais son contradicteur Erwan Le Cornec se montre confiant : « Tous les recours en matière d’urbanisme, menés par l’association, ont été gagnés. Mais quelles que soient les municipalités, elles ne veulent pas appliquer la loi. »

Le tribunal devrait rendre sa décision fin juillet.

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Larmor-Baden. Le marais de Pen-en-Toul sous haute protection

Ouest-France, Frédérique JOURDAA. publié le 15/06/2021

La mairie de Larmor-Baden (Morbihan) demandait, ce mardi 15 juin 2021 au conseil d’État, de reprendre la main sur un projet de lotissement dans la zone de Pen-en-Toul, un espace remarquable classé en zone Natura 2000.

Le maire de Larmor-Baden (Morbihan), Denis Bertholom, projette depuis 2014 d’implanter un lotissement à Pen-en-Toul, ancien marais salant, sur deux parcelles dont la commune est propriétaire. Son permis d’aménager, délivré le 25 mars 2017, a été attaqué par l’association Qualité de la Vie à Larmor-Baden et annulé par un arrêté du 20 octobre de la cour administrative d’appel de Nantes.

La municipalité revenait, ce mardi 15 juin 2021, devant le conseil d’État pour demander la cassation de cet arrêté. Elle soutenait que les juges nantais avaient commis des erreurs de droits en retenant notamment « l’absence de délibération du conseil municipal autorisant le maire à solliciter le permis d’aménager ; la méconnaissance de l’article UC 3 du règlement du Plan d’occupation des sols sur les voies de circulation ; la méconnaissance de la loi Littoral ; et enfin l’atteinte à un espace remarquable inclus dans le périmètre du site inscrit du Golfe du Morbihan. »

Le projet doublerait le nombre de constructions dans un espace protégé

Le rapporteur public en charge du dossier a repris l’ensemble de ces éléments. Il confirme que « le maire, également président de l’Association foncière urbaine libre (AFUL) de Pen-en-Toul, ne pouvait pas demander le permis d’aménager sans y avoir été autorisé par le conseil municipal », et que l’étroite rue du Moulin destinée à la circulation vers le chemin de Pen-en-Toul n’est pas conforme à l’article UC 3 du Plan d’occupation des sols qui spécifie que les voies doivent une largeur d’emprise de 8 mètres au moins.

Le magistrat souligne également que « le projet d’aménagement contesté qui prévoit, sur un terrain naturel de prairies de 1,8 hectares, la construction de 20 maisons individuelles, de voies de desserte, de places de stationnement et d’espaces verts aménagés, a pour effet de doubler le nombre de constructions » dans un lieu qui est non seulement protégé par la loi Littoral et qui est en outre reconnu comme un « espace remarquable ». Il insiste : « Il s’agit, alors même qu’existe un certain degré d’urbanisation, d’une zone naturelle, comprenant des prairies et des bois, inclus dans le périmètre du site inscrit du Golfe du Morbihan, institué par arrêté ministériel du 15 avril 1965. L’emprise du permis d’aménager se situe à proximité immédiate du site classé des marais de Pen-en-Toul, lequel constitue également un site Natura 2000 classé en zone de protection spéciale. »

Le permis d’aménager est donc bien à ce titre « totalement illégal » selon le rapporteur, qui propose le rejet du pourvoi de la commune. Le conseil d’État rendra sa décision courant juillet.

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Le Plan local d’urbanisme examiné au tribunal le 18 juin 2021

Denis Bertholom, maire de Larmor-Baden (Morbihan) l’a annoncé ce lundi 7 juin 2021, lors du conseil municipal : le tribunal administratif de Rennes examinera le recours contre le PLU, le vendredi 18 juin 2021.

Le Plan local d’urbanisme de Larmor-Baden (Morbihan) a été attaqué par l’association Qualité de la Vie à Larmor Baden en juin 2018. Le tribunal administratif examinera le recours le vendredi 18 juin 2021.

La décision du tribunal est très attendue par beaucoup, notamment par rapport au projet d’hôtel sur l’île de Berder par le groupe Giboire. Projet également attaqué au tribunal administratif.

L’association Qualité de la Vie à Larmor Baden estime que ce PLU prévoit des extensions d’urbanisme très importantes par rapport à la commune, dont le taux de densité de population est déjà fort et que les espaces boisés classés, sont réduits et morcelés. Les opposants au projet de Berder souhaiteraient le classement complet de l’île en espace remarquable.

La commune, elle, argumente, sur le manque d’installations de jeunes ménages à Larmor-Baden, d’où l’ouverture de possibilités de construction et soutient le projet d’hôtel, vecteur d’emplois pour Larmor-Baden.

Ouest-France, publié le 07/06/2021

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À Larmor-Baden, rien n’a changé sur le gué de l’île Berder

Le Télégramme, publié le 18 mai 2021 à 19h37

L’île Berder a connu la foule ce week-end de l’Ascension. Avec son lot de retardataires sur le gué. Encore choqué par le drame de mars, un habitant de Larmor-Baden a filmé deux groupes et tire la sonnette d’alarme.

Voir ici l'article du Télégramme

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Yann Queffélec nous parle de Berder

Le Télégramme du 5 février 2021

Miscellanées

YANN QUEFFÉLEC

Berder, mon amour


Pourquoi pas un hôtel champignon à Belle-Île-en-Mer, sur la côte sauvage ? Un monstre écrasant la grotte de l'Apothicairerie ? Pourquoi pas une plantation d'éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc, là où il n'y a rien : rien que de l'eau et du vent?


Intéressons-nous à l'actualité. Le jour où l'institut Pasteur validera le vaccin contre la rage de détruire, l'espèce humaine n'aura plus besoin des dieux (et vice-versa). Faut-il citer les destructions mémorables ? Babylone, Hiroshima, Brest ou Palmyre? ... Les destructions immatérielles posent problème. invisibles qu'elles sont. Subjective autant qu'invisible, la beauté du monde est un trésor que chacun remplit de sa propre émotion depuis les siècles des siècles. ignorant de quoi il est fait. Un horizon, de quoi c'est fait? Un vol d'oiseau dans le cadre naturel d'un littoral préservé des parkings ? Un soleil couchant ? Tous les jours (tous les soirs), on détruit des soleils couchants au pays d'Armor et d'Argoat. Et l'on abat cette invisible beauté distillée par celui qui s'en émeut quand il regarde l'océan ou la côte, proie du mystère des choses. Cette beauté hors de prix en a un. Même la loi, quand les zéros des millions lui font les yeux doux, se laisse conter fleurette. Pourquoi pas un hôtel champignon à Belle- Île-en-Mer, sur la côte sauvage ? Un monstre écrasant la grotte de !'Apothicairerie ? Pourquoi pas une plantation d'éoliennes dans la baie de Saint-Brieuc, là où il n'y a rien : rien que de l'eau et du vent ?

Et quelques idiots qui contemplent ce rien comme si leur sort en dépendait ? Pourquoi pas une éolienne à l'Aber-Ildut, savoureuse alternative à la tourelle du Lieu que les tempêtes ont livrée aux gobies ? Enfin pourquoi pas réveiller l'île Berder, belle endormie du golfe du Morbihan en face de Larmor- Baden ? Qu'est-ce qu'il lui manque, à la petiote ? Un hôtel de haut standard avec parking, hammam et tout le tralala ... Outre ses quatre-vingts chambres, il aurait l'île entière en guise de jardin. Ce rêve de promoteur immobilier, Michel Giboire le fait tous les jours et compte bien le voir se réaliser. li est propriétaire de cette île paradisiaque accessible à marée basse au public.

En construisant son rêve à Berder, il va fatalement détruire ce trésor invisible amassé par le temps qui passe avec l'aide des hommes. Pourtant sous la protection de Natura 2000, Berder aujourd'hui semble risquer une profanation que certains élus appellent de leurs vœux. lis ne jurent que par l'emploi. Voici quelques trucs simples pour solutionner le casse-tête de l'emploi : la vente de La Joconde, puis du Louvre garni comme il est, puis la réhabilitation de Notre-Dame-de-Paris en super hôtel de luxe, puis une station de ski dans les monts d'Arrée avec neige artificielle crachée par des korrigans automates, etc. Vous voyez où je veux en venir. Comme tout un chacun, je dépends d'un pouvoir d'achat mais j'ai le respect des valeurs sacrées, un respect vital. Et quand la soif d'inutile beauté ne sera même plus un souvenir à la surface du globe, il leur restera quoi, aux hommes, pour espérer? Pour espérer quoi ? Je n'en sais rien.

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Camping Ker-Eden à Larmor-Baden : le conseil d’état siffle la fin des procédures

Loi Littoral appliquée à Larmor-Baden,
les constructions illégales devront être détruites !

Voir ici les articles de presse

Décision du Conseil d'Etat contre la ville de Larmor-Baden

Voir ici le rapport du Conseil d'État à l'encontre de la commune de Larmor Baden

Décision du Conseil d'Etat contre Ker-Eden

Voir ici le rapport du Conseil d'État à l'encontre de la SNC KER EDEN

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Droit de réponse de Marc Chapiro à l'article de Ouest France

Ouest France, sur son numéro du 30 janvier 2021, a publié une article sur Marc Chapiro, organisateur du Collectif Berder Ensemble.

Marc Chapiro a transmis à Ouest France un démenti, qui pour l'instant n'a pas été publié. Nous le reproduisons ici.

Monsieur le rédacteur en chef, dans votre édition de samedi dimanche 30 31 janvier, dans l'article intitulé les pavés dans la M@rle, votre rédaction me demande de "laisser béton" concernant notre action de résistance au projet Giboire d'un hôtel de luxe et de son parc de 23 hectares sur l'île de Berder, parce que comme Président des PEP56, nous fermons nos colonies de vacances...

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Pourquoi Berder, petite île du Morbihan, déchaîne-t-elle les passions ?

Nouvel article du Télégramme sur les passions déchaînées par le projet Giboire sur Berder.

En fin d'article, sont mentionnées les recours déposés par les associatons, qui seront bientôt éxaminés :

...le recours sur le plan local d’urbanisme (PLU) de Larmor-Baden et sur le permis de construire de l’hôtel (qui concerne l’augmentation du bâti, le parking et la circulation induite) sont bientôt examinés. Loin des manifs, des ping-pongs de communiqués et contre-communiqués, la justice devrait départager les deux camps à défaut de les réconcilier. Mais aucune date n’est donnée...

Ce que la journaliste a oublié de dire :

Concernant le PLU, le recours de l’AQVLB et de la FAPEGM ( 17 associations environnementales ) est toujours en attente d’audiencement en première instance devant le tribunal administratif de Rennes. Ce dossier a été clôturé en 2020 et nous ne savons pas pourquoi l’audiencement n’est pas encore programmé. Surcharge du tribunal ?

Concernant le permis de construire Giboire, les associations environnementales ( Fapegm, AGM, Chemin de Ronde, AQVLB) ont engagé l’action contre le permis de construire délivré par le maire Bertholom. Plus de six mois après, ni le groupe Giboire, ni la commune de Larmor Baden n’ont envoyé au tribunal leur mémoire en réponse, retardant d’autant l’issue du dossier. En l’état, le tribunal ne nous a fourni aucune date et nos avocats n’ont pas davantage d’information.

Voir ici l'article complet ici.

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David Lappartient présente le Parc naturel régional

A ce jour, trente-trois communes de la circonscription d'origine sont membres du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan (PNR). Quatre communes avaient décidé de ne pas y adhérer : Larmor-Baden, l'lle-aux-Moines, Berric et La Trinité-Surzur. C'est pourquoi, David Lappartient, président du PNR, est venu, vendredi, rencontrer les membres du conseil municipal de La Trinité-Surzur.

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Le "Collectif Berder Ensemble" devient une association

Après 6 mois d'existence, le collectif Berder Ensemble a décidé de se constituer en association.

Avec près de 3.000 sympathisants, avec une pétition que nous avons portée à 15.000 signatures pour que Berder devienne un parc départemental, avec deux magnifiques rassemblements réussis regroupant 400 puis 800 personnes malgré les contraintes de la crise sanitaire, avec notre soutien constant aux 20 associations de défense de l'environnement qui portent les recours en justice contre ce projet absurde et pharaonique d'hôtel à Berder, nous devions faire évoluer notre mouvement.

Voir ici l'article du Journal de Larmor & Baden

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Hôtel de luxe à Berder : un beau projet pour le XIXe siècle… Et un vrai projet d’urbanisation au XXIe siècle.

Le projet d’hôtel de luxe se situe en remontant le temps dans la droite ligne du projet de Monsieur Yves Rocher de construire à Berder un centre de thalassothérapie et dans celle des projets pharaoniques des comtes Dillon père et fils qui voulaient construire un port en eau profonde dans la « petite mer intérieure du Morbihan ». Sans oublier le projet encore plus ancien de Ferdinand de Lesseps d’ouvrir une brèche dans la presqu’île de Rhuys pour créer un passage entre la baie de Kerdelan et le grand large !

De même, le Comte Dillon et la duchesse d’Uzès ont fait construire l’imposant hôtel Bel Air à Pen Lannic pour accueillir une clientèle huppée ... et cet hôtel finira par être vendu… par appartements !

Les temps ont heureusement changé au XXIe siècle ou les défenseurs de l’environnement et la communauté scientifique préconisent la protection des espaces verts, de la forêt, de la biodiversité ainsi que la réduction de l’impact automobile, la limitation de l’artificialisation des sols et du bétonnage notamment.

Et pourtant aujourd’hui, le groupe Giboire soutenu par Monsieur Bertholom, maire de Larmor Baden et candidat aux élections départementales, projette la construction d’un hôtel de luxe avec 30 % de béton en plus, un parking automobile de 97 places et quelques 80 logements de luxe ( 20 appartements et 60 chambres ) pour « rentabiliser son projet »!

En réalité, le projet d’hôtel de luxe Giboire-Bertholom est le cheval de Troie destiné à réaliser l’urbanisation déguisée de Berder :

Les indices :

- Depuis longtemps, Messieurs Goulard et Bertholom soutiennent que Berder n’est pas un espace remarquable intégral;

– Dans son projet de PLU, Monsieur Bertholom avait prévu d’introduire une zone Ub (urbanisable) à Berder. Devant une levée de boucliers, il s’est résolu à créer au centre de l’île une zone NT (naturelle et touristique) de façon à permettre cette urbanisation;

– Toujours dans le PLU, le maire a réduit la surface de forêt protégée de 70 % à 10 %;

– Aucune étude de faisabilité ou de fonctionnement de l’hôtel n’a été réalisée par le groupe immobilier qui n’a aucune compétence en matière d’hôtellerie.

La stratégie du groupe Giboire et du maire Bertholom est donc très claire :

D’abord obtenir un permis de construire complaisant pour un hôtel de luxe permettant de commencer à bétonner Berder avec la création de 80 logements;

Ensuite, déclarer le projet d’hôtel non rentable notamment en raison de l’obstacle du passage submersible et de la faible rentabilité économique du projet hôtelier;

Puis procéder à la vente par appartements de l’immeuble nouveau construit avec sa verrue bétonnée en faisant valoir un accès automobile et un stationnement au pied des logements.

Pour le groupe Giboire, la rentabilité est ainsi assurée car Berder été rachetée pour 4 millions d’euros, soit 17,39 euros le mètre carré pour 23 ha, bâtiments inclus.

Pour le maire Bertholom et pour MM Alouette et Favé, adjoints à l’urbanisme et aux travaux et qui représentent le parti de l’urbanisme à Larmor Baden, ce serait le début de l’ urbanisation à BERDER dont ils rêvent depuis longtemps avec 80 logements, porte ouverte à des extensions d’urbanisation futures .

François Creze
Président de l’AQVLB

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Le prix Citron est remis au maire de Larmor Baden

Nous apprenons, sur le Journal de Larmor & Baden, la remise du Prix Citron au maire de Larmor Baden.

" ... pour ses actions continues contre la protection du littoral et de la nature en général sur sa commune : il promeut dans l'Ile Berder (23ha) renommée pour son trésor paysager, très connue des promeneurs, un projet démesuré d'hôtellerie de luxe, avec une centaine de places de parkings au milieu d’un lieu de biodiversité, une tentative de déboisement sauvage, un PLU inapproprié en partie suspendu, un agrandissement de camping contesté, des chantiers ostréicoles sur le littoral transformés en lieux de restauration, complètent le tableau. "

Nota Bene : L’ Association Qualité de la Vie à Larmor Baden est pour sa part favorable à l’installation de bar à huîtres sur les parcs en bordure du Golfe, qui participent à la qualité de la vie dans notre commune, et sont conformes à la réglementation en vigueur.

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Les Amis des Chemins de Ronde nous communiquent

Grand succès à la manifestation. De nombreux participants. Voir les articles du Télégramme et de Ouest-France.

Les amis des chemins de ronde, les amis du golfe du Morbihan, l’association qualité de vie à Larmor Baden et et la fédération des associations de protection du golfe du Morbihan ont engagé courant 2019 - 2020 une série de démarches et de recours concernant l’île de Berder, son accès public et la protection de son environnement.

Le sentier côtier

S’agissant en premier lieu du sentier côtier SPPL (Servitude de passage des piétons sur le littoral ou sentier côtier) les associations ont dans un premier temps mis en demeure le groupe Giboire de le rétablir au nord de l’ile dans sa continuité et de supprimer les obstacles et les panneaux disposés par le propriétaire aux fins de privatiser le secteur de la Pêcherie .

En l’absence de réaction, les associations ont engagé une action en référé auprès du tribunal civil de Vannes contre le groupe Giboire aux fins de l’entendre condamner au rétablissement de la continuité du sentier côtier au nord de l’île.

Le juge des référés a débouté les Associations en juillet 2020 considérant que les modifications opérées par le groupe Giboire ne constituaient pas un trouble manifestement illicite.

Les associations ont tenté des pourparlers avec le groupe Giboire pour obtenir le rétablissement de la continuité du sentier côtier en pure perte.

Ils vont reprendre leur action pour récupérer l’intégralité du sentier côtier conformément à la réglementation.

Enfin, les propriétaires riverains de la mer sont tenus de laisser aux piétons un droit de passage sur une largeur de trois mètres (article R 121-26 du code de l’urbanisme). Autrement dit les propriétaires riverains de la mer ne doivent faire aucun obstacle au passage des piétons et prendre garde que leurs arbres ne puissent pas créer de danger. Le groupe Giboire est tenu de faire élaguer les arbres qui pourraient être dangereux pour les piétons. La fermeture du sentier côtier pendant trois mois par décision du maire de Larmor Baden n’aura alors plus lieu de se produire.

S’agissant des bois, le 12 juin 2019, les associations ont obtenu du préfet qu’il annule une autorisation donnée au groupe Giboire de détruire 3600 m² de forêt sur Berder pour y construire un parking. Ce revirement a été rendu possible par une décision du juge des référés administratifs qui a suspendu le PLU de la commune de Larmor Baden en tant qu’il ne classait pas en espace boisé classé l’intégralité de la superficie boisée de l’île (70 %).

L’hôtel

Les associations ont en outre engagé le 13 juillet 2020 un recours devant le tribunal administratif de Rennes à l’encontre du permis de construire un complexe hôtelier accordé par le maire de Larmor Baden au groupe Giboire . Elles contestent notamment l’extension de 30 % du bâti sur un espace remarquable, la création d’un parking automobile de 97 places avec la pollution et les nuisances induites par la circulation ainsi que les attaques potentielles à la chaussée submersible empruntée par les promeneurs pour rejoindre le sentier côtier.

Elles reprochent à ce projet surdimensionné pour une île de 23 ha le risque élevé d’atteinte à la biodiversité, à la forêt et aux richesses naturelles de ce site exceptionnel.

À ce jour, ni la commune ni le groupe Giboire n’ont encore répondu aux arguments des associations.

Quant aux deux bâtiments au nord de l’île, Les associations ont engagé des démarches visant à mettre fin à l’occupation de la pêcherie à titre résidentiel qui a servi à justifier le détournement du sentier côtier. En effet ce bâtiment construit pour partie sur le domaine maritime inaliénable a fait l’objet d’une autorisation d’occupation temporaire qui prévoit uniquement les activités liées à la mer (Pêche, ostréiculture…) et non la destination résidentielle actuelle. Cette autorisation arrivant à échéance, le 31 décembre 2020, les Associations exercent une veille sur le site de la Préfecture. Cette AOT a-t-elle été renouvelée ?

Les associations ont d’ailleurs déjà demandé au préfet de dresser procès-verbal dit de « grande voirie » contre l’occupation illégale de cette Pêcherie.

Devant l’absence de réaction du préfet, les associations ont déposé plainte entre les mains du procureur de la république de Vannes afin que des poursuites soit engagée contre le Groupe Giboire contrevenant...(sans réponse à ce jour).

Pourtant ces réponses seraient d’autant plus justifiées que le Groupe Giboire a pratiqué des travaux sans autorisation sur ce bâtiment.

Enfin, le maire de Larmor Baden vient de délivrer, le 14 décembre 2020, une autorisation de travaux, dite déclaration préalable, au Groupe Giboire pour créer une autre résidence dans le bâtiment à usage de hangar existant au nord de l’île, à gauche du gois. Cette autorisation paraît irrégulière à plusieurs titres, notamment parce que ce bâtiment se trouve en zone de submersion marine (aléa fort) . Les Associations ont immédiatement sollicité leur Conseil s’agissant de cette nouvelle autorisation.

La lutte ne fait que commencer.

Marie-Armelle Echard
Présidente des Amis des chemins de ronde du Morbihan

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Effondrement de la tour de Berder

Mise au point des associations

Article paru dans le Journal de Larmor et Baden du mois de février 2021

Dans un article paru dans le journal Ouest-France du mardi 2 février 2021 en page locale au sujet de l’effondrement partiel de la tour de l’île de Berder les rédacteurs donnent la parole aux représentants d’une toute nouvelle association « Larmor Baden durable » constituée au soutien du projet d’hôtel de luxe du Groupe Giboire.

Sous la rubrique « le patrimoine en péril » il est précisé en caractères surlignés :

« il était urgent que le projet Michel Giboire puisse être débloqué. C’est ce blocage qui met en péril la totalité de ce patrimoine. Il faut des travaux autres que de consolidation et protection déjà faits pour éviter que cela ne se détériore un peu plus . »

Nos associations précisent qu’en réalité, cette effondrement partiel de la tour est dû au manque d’entretien et de mise en sécurité de ce bâtiment par ses propriétaires successifs Yves Rocher et Michel Giboire depuis de nombreuses années.

En dépit de toutes les alertes lancées, pour les plus récentes par le collectif et l’association partisane de l’hôtel, le Groupe Giboire, pourtant spécialiste de la construction, n’a jamais pris les mesures conservatoires indispensables.

L’effondrement partiel de la tour n’a donc rien à voir avec les procédures initiées par nos quatre associations environnementales, lesquelles visent à empêcher une extension bétonnée de 30 % des bâtiments avec création d’un parking automobile de 97 places, à mettre fin à l’occupation illégale de la pêcherie sur le domaine maritime et mettre fin à la confiscation du sentier côtier au nord de l’île.

Enfin s’agissant du permis de construire de l’hôtel de luxe à Berder, les associations rappellent que si leur premier mémoire a été déposé en juillet 2020, le mémoire en réponse de la commune et du groupe Giboire sont toujours attendus par le tribunal 6 mois après, retardant d’autant l’issue du dossier...

Les 4 Associations

Mise au point du Collectif Berder Ensemble

Communiqué du 1er février 2021 :

Chute de la tour de Berder !

Depuis 2012, soit depuis près de 9 ans, nous proposons des solutions pour que Berder devienne un parc départemental, pour que Berder soit protégé et que cette île emblématique du Golfe du Morbihan puisse servir au plus grand nombre tout en protégeant cet environnement exceptionnel. Nous avons pour cela lancé une pétition qui a à ce jour recueilli plus de 15.000 signatures.

En 2012, Berder était à vendre et le président du conseil général François Goulard a laissé cette île extraordinaire être vendue pour un prix inférieur à moins de la moitié du prix annoncé.

Michel Giboire et son groupe ont acheté cette île et depuis, Michel Giboire s'est contenté de rénover la Pêcherie pour en faire sa résidence secondaire et cela en toute illégalité puisqu'elle se situe sur le domaine public maritime. Dans le même temps, il s'est complètement désintéressé du patrimoine de l'île qui était devenu son patrimoine, ne conduisant ainsi aucun programme de préservation !

Michel Giboire a monté un projet d'hôtel sans se préoccuper le moins du monde de la sauvegarde du bâti, et cela pendant plus de 4 ans, tout en laissant faire des photos par ses amis à qui il a permis l'accès au manoir, photos qui ont d'ailleurs été diffusées dans la presse, montrant la dégradation qui ne pouvait que s'accentuer notamment sur la tour.

Cela montre la véritable incurie de Monsieur Giboire et un désintérêt profond pour le patrimoine bâti de l'île de Berder par son actuel propriétaire. Nous n'avons cessé d'attirer l'attention sur la nécessité de protéger ce patrimoine en veillant à son entretien, ce qui a d'ailleurs été réaffirmé lors de notre rassemblement du 17 janvier dernier à Berder.

Marc CHAPIRO : 06 60 76 71 24 / Catherine GAYDAN : 06 42 76 16 73

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